La formation aux premiers secours évolue en 2026. Le nouveau référentiel du PSC (Premiers Secours Citoyen), anciennement PSC1, apporte plusieurs modifications aux gestes enseignés et aux conduites à tenir face à certaines situations d’urgence.
Ces évolutions visent à harmoniser les pratiques et à clarifier les recommandations destinées aux secouristes. Que faut-il retenir de cette nouvelle version ? Voici les principaux changements.
Un nouveau référentiel et un vocabulaire actualisé
Le référentiel PSC 2026 introduit les Références Techniques Nationales (RTN), qui remplacent les anciennes recommandations de premiers secours. Ce changement renforce l’importance de respecter les références techniques applicables lors des formations.
Le vocabulaire évolue également : le terme « sauveteur » est remplacé par « secouriste » dans les fiches techniques du PSC. Le terme « sauveteur » reste associé aux personnes formées aux Gestes Qui Sauvent (GQS).
Pour les organismes de formation et les formateurs, ces évolutions impliquent de vérifier et d’actualiser les supports pédagogiques utilisés.
Réanimation : des changements chez l’enfant et le nourrisson
Le PSC 2026 apporte plusieurs modifications à la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
Les cinq insufflations initiales enseignées auparavant chez l’enfant et le nourrisson sont supprimées : la réanimation commence désormais directement par les compressions thoraciques.
Les ratios sont également précisés : 30 compressions pour 2 insufflations chez l’adulte, contre 15 compressions pour 2 insufflations chez l’enfant et le nourrisson.
Autre nouveauté : chez le nourrisson, la technique de compression thoracique repose désormais sur l’utilisation des deux pouces, avec les mains encerclant le thorax. La profondeur des compressions est précisée à environ 4 cm.
Ces changements doivent être intégrés aux démonstrations et aux exercices pratiques afin de permettre aux participants d’apprendre les gestes conformément au nouveau référentiel.
Hémorragies, étouffement et traumatisme cervical : des conduites à tenir précisées
Le nouveau référentiel clarifie également la prise en charge de plusieurs situations d’urgence.
En cas d’obstruction des voies aériennes, la toux devenue inefficace est explicitement identifiée comme un signal nécessitant d’adapter la conduite à tenir.
Pour les hémorragies, le texte précise que le garrot est réservé aux membres supérieurs et inférieurs. Dans certaines situations, la victime peut également être invitée à comprimer elle-même sa plaie.
Concernant un traumatisme cervical suspecté, la fiche dédiée au maintien manuel de la tête à deux mains est supprimée. La conduite à tenir mise en avant consiste à demander à la victime de ne pas bouger et à suivre les consignes de prise en charge adaptées.
Ces précisions rappellent l’importance de reconnaître les signes d’urgence et d’appliquer les gestes appropriés à chaque situation.
Quels impacts pour les formations PSC ?
Les fiches techniques des formations GQS et PSC sont désormais harmonisées, les éléments non enseignés dans le cadre de la sensibilisation courte étant identifiés comme tels.
Pour les organismes de formation, cette évolution nécessite de vérifier les supports de cours, les démonstrations et les exercices pratiques afin de les mettre en cohérence avec les nouvelles références applicables.
La durée annoncée de la formation PSC reste de 7 heures. L’enjeu est donc d’intégrer les changements dans le parcours pédagogique tout en conservant une place essentielle à la pratique.
Le PSC 2026 fait évoluer plusieurs gestes et clarifie les conduites à tenir face aux urgences. Pour les apprenants, l’objectif reste inchangé : acquérir les bons réflexes pour intervenir de manière adaptée en attendant l’arrivée des secours.
Pour les formateurs et les organismes de formation, se tenir informés des évolutions du référentiel est essentiel pour proposer des enseignements actualisés et cohérents.
